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Blush

5 et 6 novembre 2004
Théâtre Maisonneuve, Place des Arts

« Blush, c’est la conjonction parfaite entre danse, musique, film, scénographie et lumière. Rien ici n’est superflu, tout concourt à créer une avalanche d’images plus fortes les unes que les autres. (...) Ces allers-retours (...) entre plateau et écran (...) laisse[nt] le spectateur médusé. » – Le Soir, Bruxelles

À la suite du succès remporté par le spectacle In Spite of Wishing and Wanting à l’automne 2000, Danse Danse a le plaisir d’accueillir pour une deuxième fois la provocante et fougueuse compagnie flamande Ultima Vez qui compte de nombreux fans dans la métropole. Depuis sa première prestation dans le cadre du Festival international de nouvelle danse, Ultima Vez a fait plusieurs escales à Montréal, pour le plus grand plaisir des amateurs de danse et de sensations fortes. Toujours sous la direction artistique de Wim Vandekeybus, la compagnie vient cette fois présenter Blush, un spectacle explosif et bouleversant, issu d’une collaboration renouvelée entre Ultima Vez et le Royal Flemish Theatre/de bottelarij. Avec ses dix interprètes casse-cou sur scène, la poésie de Peter Verhelst, les images vidéo de Vandekeybus et la musique de David Eugene Edwards, Blush « fourmille d’inventions, alterne la douceur de l’amour et la peine des amants impossibles, en duo, tête contre tête, dans une lutte amoureuse, dans un cri. (...) Wim Vandekeybus, lui-même sur scène, danse et dirige la cérémonie dionysiaque. En superbe résonance avec les glissements de nos cœurs. » – La Libre Belgique, Bruxelles

« Peut-on refabriquer de l’amour lorsque tout n’est que champs de bataille. C’est une des questions de ce spectacle (...) qui expulse aussi une danse puissante, ravageuse. Vandekeybus excelle dans la chorégraphie des duos, duels acharnés où hommes et femmes se confondent dans des combats sans merci, bestiaux, où les étreintes sont brûlantes. Il sait aussi écrire des trios avec des portés insensés. Les sauts jaillissent dans l’espace, jambes ouvertes, véritables secousses, comme d’ailleurs les roulades au sol. (...) La musique originale de David Eugene Edwards n’est pas en reste, vénéneuse, mélancolique, la voix s’accorde avec les corps des danseurs que l’on pourrait dire tout autant acteur[s]. » – Libération, Paris

Dans les notes de programme accompagnant la présentation de Blush au Théâtre de la Ville à Paris, Wim Vandekeybus mettait ainsi sa pièce en contexte : « Nous vivons dans un monde où, constamment, on doit maîtriser et se maîtriser, se contraindre, se contenir. Puis, on entend des gens péter les plombs, tuer leurs proches ou tirer dans le tas. Avec Blush, nous avons voulu que surgisse « sans fard » le tumulte des sentiments retenus, que s’évanouisse toute politesse, que se libèrent les troubles, que s’amplifient dans tous les sens les émotions fortes à la source de ces rougissements si infimes, si incontrôlés, si difficiles à cacher. (...) Nous avons beaucoup travaillé sur les extrêmes. (...) le monde du dessus et le monde d’en bas, le beau et le laid, l’enfer et le paradis, la damnation et la rédemption. »

Chorégraphe, photographe, acteur, cinéaste, directeur artistique et fondateur d’Ultima Vez, Wim Vandekeybus impose son refus de toute complaisance et de compromis dès sa première création en 1987. Intitulée What the Body Does Not Remember, elle lui vaudra un prix Bessie à New York l’année suivante. La projection de films, d’images et de vidéos fait aussi partie de la signature Ultima Vez, au même titre que l’omniprésence de la musique, souvent interprétée en direct sur scène. La conjonction de ces éléments avec la danse acrobatique et théâtrale développée par Vandekeybus décuple la formidable puissance d’évocation contenue dans les œuvres présentées par Ultima Vez.

Avril 2004

Site web : www.ultimavez.com

Photo : Hans Roels

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