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Apricot Trees Exist

13, 14, 15, 16, 20, 21, 22 et 23 octobre 2004
Studio de l’Agora de la danse
En coprésentation avec l’Agora de la danse

« Le souffle court, on assiste à un véritable aboutissement, une naissance à soi. (...) Ceci est d’autant plus fort que son univers [Roger Sinha] exige l’exacte combinaison entre la subtilité, la grâce, l’harmonie du duo et la force athlétique, la puissance tellurique sans laquelle sa danse ne peut être. » – La Presse

Chorégraphe maniant admirablement l’art du métissage, Roger Sinha nous ravira encore une fois grâce à sa griffe unique, résultant de l’amalgame de la danse moderne, du bharata natyam et de mouvements tirés des arts martiaux. De ce séduisant mélange surgit une danse aux touches à la fois vigoureuses, subtiles et sensuelles.

Après avoir présenté Loha et Thok au cours de la saison 2001-2002 de Danse Danse, Roger Sinha récidive avec Apricot Trees Exist, une nouvelle création pour six danseurs. Inspirée du poème épique Alphabet de la Danoise Inger Christensen, Apricot Trees Exist révèle la part d’extraordinaire que recèle le quotidien. Sinha souhaite (r)éveiller et renouveler notre regard, trop souvent aveugle aux prodiges que sont la croissance d’un arbre, le don d’un fruit, l’existence d’un oiseau.

Installé au Canada depuis 1968, Roger Sinha est né en Angleterre de parents arménien et indien. Une fois complétée sa formation en danse contemporaine à l’école du Toronto Dance Theatre, il fait ses débuts comme interprète à Québec en 1986. Après deux saisons avec la troupe Danse Partout, il s’installe à Montréal où il travaille pour plusieurs compagnies, notamment La Fondation Jean-Pierre Perreault et Sylvain Émard Danse. Très vite, il ressent le besoin de créer ses propres œuvres. Dès lors, ses origines indiennes nourriront largement son imaginaire et ses chorégraphies. Ces influences seront non seulement visibles, mais affirmées et revendiquées, et ce, dès la création de sa première chorégraphie en 1992, le solo Burning Skin. Tiré d’un récit d’Hanif Kureishi et interprété par Sinha, Burning Skin connaîtra un succès instantané qui le mènera en tournée au Canada, en Angleterre, en Autriche (Vienne) et en Inde (New Delhi). La pièce a aussi été adaptée pour l’émission Performance! de la télévision anglaise de Radio-Canada (CBC).

Depuis, au sein de sa compagnie Sinha Danse, le chorégraphe a créé plusieurs pièces de groupe qui ont été présentées en tournée au Canada : Loud Sounds, Soft Steps and Silent Cries, From a Crack in the Earth... Light, Au Jardin des vapeurs et enfin Benches, commandé par la compagnie Winnipeg's Contemporary Dancers. En 1996, il reçoit le prix Bonnie Bird qui consiste en une commande pour la Transitions Dance Company du Laban Centre for Movement and Dance de Londres. Puis, en 1997, il revient à la forme du solo avec Chaï, créé à Vienne en Autriche. Cette oeuvre a également été présentée à Lille en France ainsi qu’au Summer Stage Festival de New York dans le cadre d’un programme double incluant Burning Skin. Le répertoire de la compagnie comprend aussi le magnifique duo Loha, dansé par Sinha et Natasha Bakht, et Thok, un quatuor créé à l’Agora de la danse en février 2002, en coprésentation avec Danse Danse. Roger Sinha créera un solo pour Lea Dance au Royaume Uni intitulé DhIVA! à Londres en mai 2004.

Avril 2004

Photo : Rolline Laporte

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