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Bird

26, 27, 28, 29 et 30 avril 2005
Studio de l’Agora de la danse
En coprésentation avec l’Agora de la danse

« Son travail brosse un tableau perspicace et irrésistible de la condition humaine, dans lequel les mouvements, d’une élégante simplicité, agissent comme une musique, accentuant les émotions sans anéantir la pensée. » – The Globe and Mail, Toronto

Raconter des histoires à travers un corps qui ne sait mentir, qui abrite en lui toutes les traces du passé, les plus infimes événements et souvenirs que la mémoire a depuis longtemps oubliés : voilà ce que propose Sarah Chase, la chorégraphe la plus loquace au pays ! Considérée comme une jeune artiste exceptionnelle, elle figurait en 2000 parmi les « Choix des critiques » du magazine allemand Ballettanz. Danse Danse a donc le plaisir de présenter Bird, la nouvelle création de Sarah Chase. Accompagnée sur scène par le compositeur Bill Brennan, qui signe ici sa troisième collaboration avec Chase, la chorégraphe saura certainement émouvoir et faire sourire, surprendre et séduire.

« Plusieurs chorégraphes prennent aujourd’hui la parole sur scène, mais les récits de Sarah Chase sur sa famille demeurent de loin le travail le plus touchant que j’aie pu voir. Honnêtement, je ne peux me souvenir la dernière fois où j’ai été aussi ému (…) », commentait le critique de danse Philip Szporer. Avec cette capacité à toucher profondément le spectateur, on ne s’étonne pas que l’artiste soit invitée à raconter ses drôles d’histoires sur les scènes canadienne et européenne. La singularité de Sarah Chase, sa manière unique d’habiter son corps et sa façon de tisser les gestes et les mots fascinent. À travers ses récits, narrés exclusivement en anglais, elle parvient magnifiquement à la fusion du personnel et de l’universel.

Installée à Toronto, Sarah Chase a suscité un réel engouement au sein du milieu de la danse contemporaine au cours des dernières années. Elle s’est produite sur les scènes du Holland Dance Festival, du festival Klapstuk de Louvain, de Dans in Kortrijk, du Szene Salzburg Festival en Allemagne, ainsi que dans plusieurs théâtres en Italie. Au Canada, la chorégraphe a été présentée au Festival Danse Canada, au Festival international de nouvelle danse de Montréal, dans le cadre de Danceworks à Tangente, et au Musée d’art contemporain de Montréal.

Pour elle, le corps et la mémoire sont inséparables et forment un tout. Non seulement le corps enregistre les mouvements, mais il emmagasine les sentiments, sensations, expériences et lieux. À travers ses pièces, c’est cette partie de la mémoire, rebelle au pouvoir des mots, qu’elle cherche à exprimer. Entre ses mouvements, ou en synchronisme avec eux, Sarah Chase raconte des anecdotes autobiographiques ou encore recueillies au hasard des rencontres. « Bien sûr j’interprète les souvenirs des gens, confiait-elle au quotidien De Morgen en 2002, mais je n’invente rien. Je n’ajoute rien. En fait, je relate l’histoire qui m’a été transmise, mais à ma manière.» Et Chase d’ajouter : « Se raconter des histoires est quelque chose qui disparaît graduellement de nos vies. Avant la télévision, les gens se rassemblaient pour échanger des contes et des histoires qui se transmettaient oralement d’une personne à l’autre. Il est surprenant de constater à quel point cette tradition s’est perdue au cours du siècle dernier. »

En plus de son travail de création, Sarah Chase prête à l’occasion ses talents d’interprète en dansant pour les compagnies de Benoît Lachambre, du Belge Alexander Baervoets et de l’Allemand Raimund Hoghe.

Avril 2004

Photo: Tina Van Aerschot

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