| retour |

Moon Water

26 et 27 novembre 2004
Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts

En coprésentation avec
Les Grands Ballets Canadiens de Montréal

« Jamais Berlin n’avait vu une telle harmonie dans un spectacle de danse. Les mouvements sont dune telle beauté, si aisés et sereins que l’on se demande si les danseurs ont réellement un corps. » Berliner Zeitung am Sonntag

« Sur tous les plans, la compagnie de Lin est superbe. À la fois achevée et saisissante, rigoureuse et appliquée, sa chorégraphie est aussi d’une grande beauté. » – The London Times

Les amoureux de la danse, tous styles confondus, se réjouiront de la venue de Cloud Gate Dance Theatre of Taiwan à Montréal. Avec ses vingt-quatre danseurs dont la grâce tient du prodige, Cloud Gate Dance Theatre vient présenter Moon Water, une chorégraphie tout en finesse, bercée par une sélection de suites pour violoncelle seul de J.-S. Bach. Dans cet univers bleu et blanc où réalité et illusion se confondent par un habile jeu de miroirs, « Cloud Gate Dance Theatre nous invite à “voir” la musique de Bach comme personne avant lui. À travers la danse, l’Orient et l’Occident se rencontrent et se mélangent; les deux parties du monde s’ouvrent et se renforcent l’une l’autre. Sous plusieurs aspects, le spectacle agit comme un purificateur sur le corps et l’esprit. » – Dagbladet, Oslo

Selon la légende, Cloud Gate (la porte des nuages) est le nom d’une danse rituelle chinoise datant d’au moins cinq mille ans. On pourrait donc s’étonner que cette danse d’un autre âge donne son nom à la première compagnie de danse contemporaine de la Chine nationaliste. Ce serait ignorer que les œuvres qui constituent son répertoire plongent leurs racines dans les mythes, le folklore et l’esthétique propres à la longue tradition asiatique et leur donnent une perspective actuelle et universelle. La formation des danseurs de la compagnie témoigne aussi d’une volonté de garder la tradition vivante; les vingt-quatre danseurs de la troupe doivent bien sûr maîtriser le ballet et la danse moderne, mais également les mouvements propres à l’opéra chinois, au taï chi et à la méditation, ce qui explique sans doute le fait « qu’aucune compagnie au monde ne danse comme Cloud Gate. » – Dance Europe

La compagnie Cloud Gate Dance Theatre of Taiwan s’est produite sur tous les continents, notamment à l’occasion du BAM Next Wave Festival de New York, à la Biennale de danse de Lyon et au festival de Melbourne en Australie. En 2003, le gouvernement de Taïpei proclamait le 21 août « premier jour du trentième anniversaire de Cloud Gate Dance Theatre ». Il baptisait aussi officiellement Cloud Gate Lane le passage qui abrite les studios de la compagnie, en reconnaissance de sa contribution à la vie culturelle de Taïpei, un honneur accordé pour la première fois à un artiste vivant.

Qualifié de géant incontesté en Asie par le South China Morning Post de Hong-Kong, Lin Hwai-min est fondateur et directeur artistique de Cloud Gate Dance Theatre of Taiwan. Formé d’abord selon les préceptes du mouvement, les techniques et l’esprit de l’opéra chinois à Taïwan, il poursuit ensuite ses études en ballet classique au Japon et en Corée, et en danse moderne à New York. Innovatrices, ses pièces sont aussi reconnues pour leur pertinence en danse contemporaine. « Son influence sur l’évolution de la danse en Asie n’est pas moins significative que l’impact qu’a eu William Forsythe et son Ballett Frankfurt en Europe. » – Dance Europe

Soulignons que le chorégraphe a également fondé le département de danse de la National Taipei University for the Arts à Taïwan en 1983, département qu’il a présidé durant cinq années. Aussi, depuis 2000, il agit comme directeur artistique du Novel Hall Dance Series, une plate-forme destinée à présenter des compagnies contemporaines et d'avant-garde de réputation internationale aux amateurs de danse de Taïwan.

Lauréat de prix prestigieux et titulaire de plusieurs doctorats honorifiques, Lin Hwai-min recevait, en 1999, le prix Ramon Magsaysay, aussi nommé le prix Nobel de l’Asie. L’année suivante, aux côtés des Pina Bausch, Jiri Kylian, Merce Cunnigham et William Forsythe, il figurait parmi les « Chorégraphes du XXe siècle » sélectionnés par le magazine Dance Europe.

Lin Hwai-min est également un auteur célébré; ses romans, dont le best-seller taïwanais Cicada, ont été traduits en anglais et publiés aux États-Unis. On lui doit aussi la mise en scène de l’opéra Rashomon, qui a ravi la critique du Graz Opera en Autriche, et en 2002, une brillante Tosca avec l’Orchestre symphonique de Taïwan.

Avril 2004

Site web: www.cloudgate.org.tw

Photo : Gert Weigelt

|HAUT|