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Québec

Sinha Danse / Constantinople

Roger Sinha + Kiya Tabassian

Śūnya

17. 18. 19. 20. 24. 25. 26. 27 avr. 2013
Cinquième Salle

« Le très beau spectacle […] la danse du sextuor oscille entre les envolées de danse exaltée quasi acrobatique et de délicieuses petites scènes plus oniriques et plus intimistes. » (Le Devoir, Montréal, Canada, à propos de Benches)
 
« Le sacré était là, sous nos yeux, sur la scène, par la grande communion des musiciens, par leur complicité dans les improvisations, par l’union invisible des talents que tous ont démontrés tour à tour avec brio. » (La Presse, Montréal, Canada, à propos d’un concert de Constantinople)
 
Un voyage au cœur de l’humain en brillante compagnie. Roger Sinha (Sinha Danse) et Kiya Tabassian (Constantinople) unissent leur immense talent dans Śūnya, nouvelle création pour 4 danseurs et 3 musiciens. Rencontre originale entre la danse contemporaine et la musique d’inspiration persane, Śūnya explore, entre autres, le thème du métissage des cultures. Roger Sinha s’intéresse depuis toujours à l’immigrant, à « l’autre », au déraciné. Il était donc tout naturel qu’il s’associe à l’ensemble Constantinople, passé maître dans le dialogue entre musiques anciennes, de la Méditerranée et de l’Orient, pour évoquer les défis des rencontres culturelles.
 
Śūnya
Le mot sanscrit śūnya, à l’origine du nombre zéro, fait référence à la notion du néant à partir duquel tout est possible. Le mathématicien indien Brahmagupta fut l’un des premiers à définir le nombre zéro dans son ouvrage Brâhma Siddhânta. Ce mot, dérivé de l’arabe sifr (ou صِفْر), ce qui signifie « vide » et « grain », est la racine des mots « chiffre » et « zéro ». Cette notion de point de départ, de vide d’où peut surgir le meilleur comme le pire sera donc au cœur de cette nouvelle pièce, qui bénéficiera de résidences de création au Centre Segal des arts de la scène et à la Place des Arts.
 
Roger Sinha
Roger Sinha est créateur d’univers hybrides, qu’il tisse à partir de son héritage culturel indien et de son expérience des cultures britannique et canadienne. Né à Londres d’une mère arménienne et d’un père indien, Roger Sinha est, dès son jeune âge, immergé dans la culture britannique. D’ailleurs, il a toujours avoué qu’il se sentait plus proche du fish and chips que du curry. Lorsqu’il a huit ans, sa famille déménage à Saskatoon, en Saskatchewan. Cette cohabitation des cultures est au cœur même de l’œuvre de Sinha.
 
Chorégraphe et danseur, il fonde la compagnie Sinha Danse en 1991. L’histoire de la compagnie et celle de son créateur sont indissociables. Son parcours chorégraphique débute avec le solo Burning Skin en 1992. L’accueil chaleureux du public permettra à plusieurs collaborations et projets de prendre leur envol par la suite. En 1996, le chorégraphe reçoit le Bonnie Bird Choreography Award, prix qui a contribué à lui permettre de créer une chorégraphie pour la Transitions Dance Company du Laban Centre de Londres.
 
Toujours en 1996, à la demande de la compagnie Winnipeg Contemporary Dancers, Sinha crée Benches, inspirée de la pièce Zoo Story d’Edward Albee. Une nouvelle version de l’œuvre a été montée en 2007. Le programme double Loha/Thok occupe la scène de l’Agora de la danse dans le cadre de sa programmation 2001-2002. Thok est mise en nomination pour le prix Dora Mavor Moore, à Toronto, en 2005, tandis que Loha est le fruit d’une collaboration avec la chorégraphe et danseuse canadienne Natasha Bakht. Roger Sinha et cette dernière collaboreront d’ailleurs de nouveau pour Thread, en 2008. Apricot Trees Exist, sextuor créé en 2004, a également été présenté à l’Agora de la danse.
 
Le chorégraphe a développé récemment un intérêt pour l’art vidéo et les nouvelles technologies. Cette passion s’exprime dans le solo Zeros & Ones (2008), par l’utilisation du film et de technologies interactives. En 2009, Zeros & Ones, Quebasian Rhapsody et Burning Skin ont été présentées en Inde dans le cadre d’une tournée dans cinq villes : Bangalore, Ahmedabad, New Dehli, Kolkata et Sattal. En tant que réalisateur, il a créé deux courts métrages : sa première création, The Barber of Bangalore, est entièrement tournée en Inde; la seconde, Haters ‘n Baiters: The Culture Collision, a remporté le vote du public du concours Racines de Radio Canada International en avril 2010.
 
En 2008, Sinha est invité à cochorégraphier la pièce Tono, dirigée et créée par Sandra Laronde, directrice artistique de Red Sky Performance, une compagnie de Toronto. Tono a été présentée au festival Luminato de Toronto en 2009 ainsi qu’aux Jeux olympiques de Pékin en 2008 et à ceux de Vancouver en 2010. Elle a récemment été présentée dans le cadre de l’Exposition universelle de Shanghai, en mai 2010.
 
Avec sa dernière création, Question de souffle et de vie (2011), Roger Sinha poursuit ses recherches sur les technologies interactives en donnant aux six danseurs la capacité d’être déclencheurs d’images et de sons.
 
Constantinople
Fondé par Kiya et Ziya Tabassian, Constantinople explore depuis plus de 10 ans les traditions orales des cultures méditerranéennes et la musique manuscrite du Moyen Âge. À la fois basés sur des recherches musicologiques et développés dans une optique de création musicale, la plupart des projets de l’ensemble empruntent aux répertoires et pratiques de plusieurs pays de cette grande aire géographique qui s’étend du Moyen-Orient jusqu’à l’Europe méditerranéenne, et explorent même les musiques du Nouveau Monde.  Ces rencontres entre musiques, répertoires et pratiques de prime abord très éloignés sont devenues une marque de fabrique de l’ensemble, attirant un public toujours plus curieux de découvrir quelle teinte revêtira leur plus récent projet, quelle couleur l’ensemble aura choisi d’adopter.
 
« Crédible, érudite, sensible, la démarche de Constantinople fait mouche. Des artistes à qui on peut, sans hésiter, décerner cinq étoiles. » (Le Devoir, Montréal, Canada)
 
Constantinople est régulièrement invité par différents festivals internationaux, recevant à chaque représentation la reconnaissance aussi bien du public que des professionnels de la scène musicale et des critiques. L’ensemble s’est produit sur la scène de nombreuses salles de renommée internationale, parmi lesquelles il convient de citer le Festival d’Aix-en-Provence (France), le Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde (Maroc), le Festival d’Île de France (Paris), le Centre culturel Onassis (Athènes), le Festival de México en el Centro Histórico (México), le Festival de Lanaudière (Québec) ou, encore, le MusicFest Vancouver (Canada).
 
L’ensemble collabore régulièrement avec des artistes renommés et célébrés autant pour leur parcours artistique personnel que pour leur capacité à participer à des projets à la croisée de cultures musicales diverses. Citons ainsi les chanteuses Françoise Atlan, Savina Yannatou, Rosario La Tremendita et Ghada Shbeir, l’ensemble grec En Chordais, le virtuose de rubâb afghan Homayoun Sakhi et même l’ensemble vocal polyphonique corse Barbara Furtuna.
 
Parallèlement à ses tournées dans de nombreux pays, dont la France, l’Italie, le Portugal, l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, la Grèce, le Liban, l’Iran, Chypre, le Maroc, le Canada et le Mexique, Constantinople présente chaque année une saison de 3 à 4 créations à Montréal, où la visibilité de l’ensemble ne cesse de croître. La plupart de ces concerts ont été enregistrés et diffusés par Radio-Canada, certains ayant été relayés auprès du public européen grâce à des retransmissions sur les ondes de la radio-télévision de l’Union européenne.
 
Constantinople a enregistré 10 albums sous l’étiquette ATMA et vient de signer une entente avec Analekta, qui a déjà fait paraître l’album Premiers Songes en mars dernier. L’ensemble a également reçu le prix du Meilleur Concert de l’année pour El grito, el silencio et Premiers Songes, récompenses remises par le Conseil Québécois de la musique au Gala Opus 2010. 
 
Durée : 1 h 05

Crédits

sunya
Direction artistique Roger Sinha, Kiya Tabassian en collaboration avec Jo Leslie. Chorégraphe Roger Sinha en collaboration avec les interprètes. Dramaturge et codirection Jo Leslie. Conception musicale Kiya Tabassian en collaboration avec Ziya Tabassian et Pierre-Yves Martel. Interprètes Thomas Casey, Tanya Crowder, Ghislaine Doté, François Richard, Roger Sinha. Musiciens Kiya Tabassian (sétar et voix), Ziya Tabassian (percussions), Pierre-Yves Martel (viole de gambe). Directrice de répétition Sarah Williams. Conception visuelle et design d’interactions Jérôme Delapierre. Sonorisation Pablo Bonacina. Direction de pproduction Adrien Bussy. Direction technique et conception lumière Caroline Nadeau. Costumes Denis Lavoie. Décor Roger Sinha avec l'assistance de Ziya Tabassian. Stagiaires Katia Lacelle, Alida Esmail. Doublures Marie-Ève Fontaine, Mark Medrano.


POUR EN SAVOIR PLUS


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   rencontres avec les artistes
vendredis 19. 26 avril – dans la salle après la représentation   CAUSERIE avec Roger Sinha et Kiya Tabassian
Jeudi 25 avril – 17 h 30 au ARTVstudio – Animatrice : Geneviève Guérard (en français seulement)


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SAISON 2012-2013

BJM - Les Ballets Jazz de MontréalHofesh Shechter CompanyFrédérick Gravel / Grouped’ArtGravelArtGroupJosé Navas / Compagnie FlakAszure Barton & ArtistsTAO Danse TheaterLa Otra OrillaCarte BlancheT.r.a.s.h.Fondation de danse Margie GillisMaría Pagés CompañíaSinha Danse / Constantinople