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FRAGMENTS – VOLUME I
Sylvain Émard

18. 19. 20. 21. 22.
25. 26. 27. 28. 29. OCT. 2011, à 20 h
CINQUIÈME SALLE

« […] Émard ne déçoit jamais […]. Qu’il s’agisse d’une nouvelle collection de miniatures parfaitement ciselées ou de quelque chose de tout à fait différent, sa chorégraphie débordera toujours d’humanité dans tous ses aspects. » (paulacitron.ca, Toronto)

Collaborateur de Robert Lepage pour l’opéra 1984 de Lorin Maazel – première mondiale au Covent Garden à Londres en 2005 et à l’affiche de La Scala en 2008 –, Sylvain Émard « cultive un style chorégraphique hautement distinctif, physique et intense » (Toronto Classical 96,3 FM). Actif sur les scènes nord-américaine et européenne depuis plus de 20 ans, Sylvain Émard vient offrir Fragments – Volume I, un captivant collage de courtes pièces (solos et duo) chaleureusement accueilli lors de sa création au Festival Danse Canada en juin 2010.

Fragments

Dyptique chorégraphique amorcé en 2009, Fragments comprendra deux volets distincts, conçus dans un souci de faire cohabiter différentes couleurs, atmosphères et énergies, tout en rendant hommage à l’individualité des interprètes. Pour Fragments – Volume I, Sylvain Émard a puisé son inspiration dans la personnalité de quatre interprètes, quatre muses pour qui il a créé des pièces à la mesure de leurs besoins les plus pressants. Mais au-delà de la diversité des personnalités et, ainsi, des tableaux, ce sont la finesse et l’éloquence du mouvement qui dominent l’ensemble.

Fragments - Volume  I, Monique Miller  

photo © Robert Etcheverry, Interprète :Monique Miller

 

Sylvain Émard nous donne ici le plaisir de voir l’actrice Monique Miller dans un nouveau rôle. En grande dame du théâtre et virtuose de la scène, elle entre dans la danse avec une aisance et une vulnérabilité surprenantes. Sa gestuelle minimaliste contraste avec l’intensité et la vigueur des chorégraphies taillées pour les Laurence Ramsay, Manuel Roque et Catherine Viau, trois excellents danseurs qui habitent merveilleusement la scène.

« Manuel Roque, Catherine Viau et Laurence Ramsay ont une souplesse, une grâce qui se marie bien à la chorégraphie fluide de Sylvain Émard. C’est un “faiseur de danse” au langage tellement organique que chaque enchaînement de mouvements semble découler logiquement du précédent. Son œuvre est d’une pure inventivité et c’est pour cette raison qu’il est un grand chorégraphe. » (paulacitron.ca, Toronto)

Les partitions musicales de Fragments – Volume I sont signées par le Québécois Michel F. Côté et l’Allemand Jan Jelinek. Les éclairages sont l’œuvre d’André Rioux; la scénographie, de Richard Lacroix; et les costumes, de Denis Lavoie. La première de Volume II est prévue, quant à elle, pour 2012.

Sylvain Émard, chorégraphe, directeur artistique

Reconnu pour son vocabulaire chorégraphique complexe et raffiné, Sylvain Émard privilégie une approche qui utilise le pouvoir kinesthésique de la danse et qui met en relief l’intelligence du corps tout entier. Son travail a été récompensé par le prix Jacqueline-Lemieux du Conseil des Arts du Canada en 1990 et par le prestigieux prix Jean A. Chalmers de chorégraphie pour l’ensemble de son œuvre en 1996.

« Un chorégraphe sans concession. […] Un environnement scénique d’une rigueur et d’une beauté sans faille. [Sylvain Émard] réussit brillamment cette plongée dans les eaux troubles des rapports humains. » (Critique de Temps de chien, Radio-Canada, Montréal)

Sylvain Émard  

photo © Angelo Barsetti

 

Après une carrière de danseur menée auprès de chorégraphes tels Jean-Pierre Perreault, Jo Lechay et Louise Bédard, Sylvain Émard se tourne vers la chorégraphie et, en 1987, fonde Sylvain Émard Danse. Depuis, la compagnie a produit une vingtaine d’œuvres, qui ont été présentées au Canada et à l’étranger.

Au départ, Sylvain Émard se concentre surtout sur la création solo avec Ozone, Ozone et L’Imposture des sens (1989), deux premières œuvres qui lui valent une invitation en Europe, dans le cadre du Danséchange Montréal-Bruxelles. Suivront des chorégraphies comme De l’Éden au Septentrion (1990) et Retour d’exil (1991), cette dernière ayant été présentée dans le cadre du Festival international de nouvelle danse de Montréal.

Avec Terrains Vagues (1993), œuvre conçue pour trois hommes et une femme, le chorégraphe s’éloigne de l’approche théâtrale des débuts pour créer une danse plus formelle qui exploite davantage l’espace. Terrains Vagues a pris l’affiche à Glasgow (Écosse), à Ottawa, au Festival Danse Canada, à Montréal, puis a été présentée en tournée dans l’Ouest canadien et dans les Maritimes.

En 1994, retour au solo avec Des siècles avec vous, une œuvre inspirée de l’autoportrait dans les œuvres de Rembrandt et de Francis Bacon. Le spectacle est très bien accueilli autant par le public que par la critique et le chorégraphe se voit nommer personnalité de l’année en danse par l’hebdomadaire culturel Voir de Montréal.

Suivra Rumeurs (1996), un quintette pour hommes coproduit avec le Festival Danse Canada qui connaît un succès sans précédent. Cette année-là, Sylvain Émard Danse reçoit le Grand Prix du Conseil des Arts de la Communauté urbaine de Montréal en danse.

Émard chorégraphie ensuite Mensonge Variations (1998), pièce pour six danseurs qui fera l’objet d’une tournée québécoise avant d’être dansée à Paris dans le cadre du Printemps du Québec en France. Deux ans plus tard, Sylvain Émard renoue avec la scène avec Te souvient-il? (2000), création élaborée avec sa complice de longue date, la chorégraphe Louise Bédard, qui s’appuie sur le travail scénographique de l’artiste peintre Pierre Bruneau. Plus de 50 représentations de Te souvient-il? seront données partout au Québec, au Canada, au Mexique et en France.

2001 voit la première de Scènes d’intérieur, une chorégraphie ayant bénéficié de plusieurs résidences de création au Québec et en France. Scènes d’intérieur intègre pour la première fois la vidéo à la scénographie. Première coproduction internationale de la compagnie – Sylvain Émard Danse, Studio de l’Agora de la danse de Montréal, Centre culturel Aragon (France) –, Scènes d’intérieur a été vue dans près d’une vingtaine de villes au Canada, en France et en Grande-Bretagne.

En 2004, il amorce Climatologie des corps, un cycle de création utilisant le climat comme métaphore des variations de la vie intérieure. Ainsi naîtront Pluie (2004), Temps de chien (2005), une œuvre offerte en tournée européenne en avril 2007, et Wave, créée au Zeeland Nazomerfestival en Hollande en 2008. Wave prendra ensuite l’affiche de l’internationale tanzmessse nrw à Düsseldorf, en Allemagne, avant de sillonner les routes néerlandaises en août et septembre 2008. La première nord-américaine de Wave a eu lieu à Montréal en septembre 2008, à l’Usine C. En 2009, Wave est présentée au Pays de Galles puis, à l’hiver et au printemps 2010, sur plusieurs scènes au Québec, au Canada et en France. L’intégrale de la Climatologie des corps a été présentée au réputé festival New Territories à Glasgow, en Écosse, un événement qui a obtenu un grand succès public et critique.

« Tout, dans le travail d’Émard, est intensément poétique. […] Ces pièces – Temps de chien et Wave – constituent de profondes incursions dans nos univers intérieurs, nos relations interpersonnelles, notre environnement. […] Émard atteint une plénitude artistique grâce à son intelligence et sa créativité. » (The Herald, Glasgow)

En 2009, Sylvain Émard se lance dans la création du Grand Continental pour le Festival TransAmériques. À la croisée de la danse en ligne  et de la danse contemporaine, le spectacle rassemble une soixantaine de danseurs amateurs sur la rue Émery à Montréal, une célébration festive et éclectique qui attire près de 6 000 spectateurs lors de ses trois représentations. À la demande générale, l’œuvre est reprise au Festival TransAmériques 2010, mais cette fois dans une version encore plus ambitieuse : Le Très Grand Continental met en vedette plus de 120 danseurs amateurs sur la place Émilie-Gamelin. L’aventure du Grand Continental se poursuit en 2011 avec la création d’une mouture mexicaine de ce spectacle festif pour le Festival de México. Inspiré de danses sociales mexicaines, El Grand Continental voit le jour en mars 2011. Du 26 au 29 mai prochain, ce sera au tour du Continental XL de se déployer à l’occasion du Festival TransAmériques. Deux cents danseurs amateurs âgés de 12 à 72 ans prendront d’assaut la place des Festivals, dans cette toute nouvelle chorégraphie.

Chorégraphe doué et créateur polyvalent, Sylvain Émard est régulièrement sollicité par les milieux du théâtre, de l’opéra et du cinéma pour chorégraphier hors compagnie. En 2004, Robert Lepage invite Sylvain Émard à chorégraphier l’opéra 1984 de Lorin Maazel, dont la première a eu lieu au Royal Opera House du Covent Garden à Londres. Sylvain Émard dirige la reprise de cet opéra d’envergure à la légendaire Scala de Milan en mai 2008 puis, en février 2011, au Palais des Arts Reina Sofia de Valence, en Espagne. En 2007, la maison de la danse néerlandaise Station Zuid lui commande une œuvre pour sept danseurs qui sera présentée en sol hollandais dans le cadre du spectacle international 7 by 2. Cette oeuvre a été chaudement accueillie lors d’une tournée de trois grands festivals aux Pays-Bas en août et septembre 2007.

Très engagé dans le milieu des arts, Sylvain Émard est vice-président et membre fondateur de Circuit-Est centre chorégraphique et siège à plusieurs conseils d’administration et tables de concertation. Il a été président du conseil d’administration du Regroupement québécois de la danse de 1992 à 1994 et vice-président, de 2000 à 2002. En 2003, il devient membre du comité de parrainage du Grand Théâtre de Lorient, en France. Enfin, de 2000 à 2006, l’artiste montréalais a siégé au conseil d’administration des Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène.

Durée 1 h
Crédits
Chorégraphie Sylvain Émard • Interprètes Monique Miller, Laurence Ramsay, Manuel Roque, Catherine Viau • Musiques originales Michel F. Côté, Jan Jelinek • Conseillère artistique Ginelle Chagnon • Lumières André Rioux • Scénographie  Richard Lacroix • Costumes Denis Lavoie • Coiffures et maquillages Angelo Barsetti • Direction de production Judith Allen • Direction technique Dave Bourdages • Régie Judith Allen.
  Cidrerie du MinotHyperliens
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