Batsheva  

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HORA
Ohan Naharin

1. 2. 3. MARS à 20 h
THÉÂTRE MAISONNEUVE



« Hora porte Batsheva à son essence même : une technique et des habiletés stupéfiantes, des couches de couleur et de brillantes associations d’idées. Rien à ajouter. Une autre réussite de Naharin et Batsheva. […] Un fleuron dans toute l’œuvre de Naharin. »
(ynetnews.com, Tel-Aviv)

Renommée pour ses créations stimulantes et l’excellence de ses danseurs, la Batsheva Dance Company regagne la métropole! Adulée des Montréalais, la troupe israélienne dirigée par Ohad Naharin vient présenter Hora, sa «  plus belle œuvre depuis les six dernières années ». (Yediot Aharonot, Tel-Aviv). Dans un décor vert lime, épuré – seul un long banc communal brise l’horizon –, 11 danseurs vêtus de noir livrent cette pièce complexe, d’une grande sophistication. Baignés par de magnifiques éclairages et d’un engagement total, les danseurs s’attachent à la trame sonore des maîtres arrangeurs Isao Tomita et Ryioji Ikeda (seulement pour Data Matrix), une succession de surprenantes adaptations d’œuvres musicales allant de Star Wars à 2001, l’Odyssée de l’espace, en passant par le Prélude à l’après-midi d’un faune.

« Chaque pièce de notre franc-tireur Ohad Naharin recèle une surprise – cela dit, vous pouvez être assuré qu’elle saura vous stimuler. Hora fait exactement cet effet. […] Naharina orchestré sa chorégraphie avec un sens symphonique et dirigé ses danseurs, dans toute leur individualité, vers des hauteurs artistiques parfaitement maîtrisées. » (Jerusalem Post)

Hora

Hora  

photo © Gabi Dagon

 

Coproduite par le festival Montpellier Danse 2010 et le Lincoln Center Festival et dédiée à la mère du chorégraphe à l’occasion de ses 80 ans, Hora se révèle une œuvre aussi brillante que déroutante, sans doute la plus abstraite du chorégraphe. Déjà, le titre. Naharin explique : « Hora est le nom d’une danse folklorique qui a valeur de symbole en Israël, car elle correspond aux célébrations joyeuses des premiers pionniers, mais hora signifie également heure en espagnol ou en italien, jambe en polonais et offre encore d’autres significations en d’autres langues. » Interprétation libre, donc. Invitation à l’ouverture, au plaisir d’apprécier la danse pour les sensations qu’elle procure.

Au Figaro Magazine, le chorégraphe confie : « Il faut venir frais à un spectacle de danse, pour que les attentes ne polluent pas ce que l’on va voir. C’est comme cela que la danse peut changer la vie. Pas avec de grandes idées, pas avec des révolutions, simplement avec des atmosphères qui touchent les êtres au plus profond d’eux-mêmes. »

Avec son décor minimaliste, la scène rappelle un laboratoire. Naharin a créé cette atmosphère clinique pour déployer son mouvement en accéléré, ses phrases suspendues, ses séquences brisées, ses positions détournées : succession de climax, courant énergétique continu. En cours de création, Naharin a veillé à ce que les danseurs fusionnent leur passion à leurs habiletés physiques et à ce que cette combinaison demeure évidente en tout temps. Ils y parviennent à merveille. Présents sur scène du début à la fin, les interprètes se donnent sans retenue dans une chorégraphie qui multiplie les clins d’œil à d’autres ballets et les références musicales, des mises en abyme qui ravissent les connaisseurs sans nuire à l’expérience du néophyte.

« Cette pièce offre un spectacle exaltant qui nous emporte dans un tourbillon d’émotions digne des montagnes russes, soulignant avec bonheur l’individualité unique de chacun des danseurs d’une compagnie qui a pourtant choisi de travailler sans soliste. […] Hora déborde d’audace, de provocation, de folie, de solitude, de solidarité et d’humour. » (ynetnews.com)

« Les danseurs semblent souvent venus d’un autre monde et leurs gestes appartenir à un ailleurs. Ils paraissent, parfois, des êtres déréglés, car ils dévient et s’extraient du banal et de l’attendu. Rien n’échappe au détournement. L’ordinaire n’a pas cours C’est justement cette étrange combinatoire qui est source de beauté. » (Lestroiscoups.com,  Avignon)

Ohad Naharin, Chorégraphe, directeur artistique

Chorégraphe israélien au style incisif, Ohad Naharin a modifié le paysage chorégraphique contemporain dans son pays et bousculé les idées préconçues sur la danse. « Repousser les limites » est la caractéristique essentielle de son travail, ouvert à tout ce qui est humain, à l’influence de toute culture, de tout art, de toutes les manières de bouger. Personnage rebelle et fantasque, il compte parmi les créateurs de danse les plus sollicités.

Ohad Naharin  

photo © Public Relations

 

Né en 1952 dans le kibboutz de Mizra, Ohad Naharin commence sa formation en danse avec la Batsheva Dance Company en 1974. Au cours de sa première année avec la compagnie, il est remarqué par la chorégraphe new-yorkaise de passage, Martha Graham, qui l’invite à se joindre à sa compagnie. À New York, Naharin obtient une bourse qui lui permet de poursuivre sa formation à la School of American Ballet, puis à la Juilliard School. Il parfait enfin sa technique avec les maîtres Maggie Black et David Howard. Il se produit ensuite sur les scènes du monde avec la Bat-Dor Dance Company d’Israël et le Ballet du XXe siècle de Maurice Béjart, à Bruxelles.

Naharin retourne à New York en 1980, où il fait ses débuts comme chorégraphe avec le studio Kazuko Hirabayshi. La même année, il fonde la Ohad Naharin Dance Company avec sa femme, Mari Kajiwara, décédée d’un cancer en 2001. De 1980 à 1990, sa compagnie se produit à New York et dans le monde avec un grand succès critique. À mesure que sa personnalité chorégraphique s’affirme, il reçoit des commandes de compagnies de renom, dont la Batsheva, la Kibbutz Contemporary Dance Company et le Nederlands Dans Theater.

Depuis 1990, Naharin œuvre en tant que directeur artistique de la Batsheva Dance Company, poste qu’il a volontairement quitté durant la saison 2003-2004, période où il a plutôt agi à titre de chorégraphe en résidence. Naharin a chorégraphié plus de 20 pièces pour la Batsheva et son pendant pour les jeunes danseurs, le Batsheva Ensemble. Il y a aussi remonté une dizaine de ses chorégraphies et réarrangé des morceaux de son répertoire pour créer Deca Dance, une pièce en constante évolution.

Ayant reçu une formation musicale dans sa jeunesse, Naharin utilise souvent ses talents musicaux pour accentuer l’impact de son travail chorégraphique. Il a collaboré avec plusieurs musiciens remarquables à la création des bandes sonores de ses pièces, dont le groupe rock israélien The Tractor’s Revenge (pour Kyr, 1990), Avi Belleli et Dan Makov (pour Anaphaza, 1993) et Ivri Lider (pour Z/na, 1995). Sous le pseudonyme de Maxim Waratt, Naharin a composé la musique de MAX (2007), et monté et mixé les bandes sonores de Mamootot (2003) et de Hora (2009). Il a amalgamé ses deux talents dans la conception et l’interprétation du solo Playback (2004).

En plus de son travail pour la scène, Naharin a élaboré une méthode originale, Gaga, une forme de pratique corporelle qui explore la sensation et un état de disponibilité au cœur du mouvement, et qui est devenue la technique de base de l’entraînement des danseurs de la Batsheva. Gaga suscite un grand intérêt parmi les danseurs partout dans le monde, de même que chez le grand public, en Israël, notamment, où se tiennent régulièrement des classes libres à Tel-Aviv et dans d’autres municipalités.

L’irrésistible talent chorégraphique de Naharin de même que l’inventivité et la richesse de son vocabulaire gestuel en ont fait l’un des chorégraphes les plus recherchés par les compagnies de danse du monde entier. Ses œuvres ont été produites par les compagnies les plus réputées, dont le Nederlands Dans Theater, le Ballet Frankfurt, le Ballet de l’Opéra de Lyon, la Compañía Nacional de Danza (Espagne), le Cullberg Ballet (Suède), le Finnish National Ballet, le Ballet de l’Opéra de Paris, le Balé da Cidade de São Paulo, le Cedar Lake Contemporary Ballet (New York), le Hubbard Street Dance Chicago et Les Grands Ballets Canadiens de Montréal. Par ailleurs, son travail durant les répétitions avec le Cedar Lake Contemporary Ballet pour une nouvelle version de Deca Dance a fait l’objet du documentaire Out of Focus (2007), de Tomer Heymann.

La vaste contribution de Naharin au domaine de la danse lui a valu de nombreux prix et honneurs. En Israël, il a reçu des doctorats honorifiques du Weizmann Institute of Science (2004) et de la Hebrew University (2008), ainsi que le prestigieux prix Israël pour la danse (2005), un prix pour l’ensemble de sa contribution à la culture juive de la Foundation for Jewish Culture (2008) et le prix EMET dans la catégorie Arts et Culture (2009). Naharin a également été fait Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres par le gouvernement français (1998). Il a aussi remporté deux New York Dance and Performance (Bessie) Awards (pour Virus à la Brooklyn Academy of Music en 2002 et pour Anaphaza au Lincoln Center Festival en 2003), le Samuel H. Scripps American Dance Festival Award pour l’ensemble de son œuvre (2009) et le Dance Magazine Award (2009).

Durée 1 h


Crédits
Une oeuvre créée pour la Batsheva Dance Company
Coproduite par Montpellier Danse 2010, Lincoln Center Festival, New York • Chorégraphie Ohad Naharin • Conception lumières et décor Avi Yona Bueno (Bambi) • Conception costume Anna Mirkin • Édition et conception sonore Maxim Waratt• Conception des bancs Amir Raveh • Musique arrangée et interprétée par Isao Tomita - Excepté pour Data Matrix par Ryoji Ikeda • Isao Tomita a arrangé et interprèté les pièces suivantes Catacombs – composé par Modest Mussorgsky; Aranjuez – composé par Joaquín Rodrigo; Space Fantasy: Thème de 2001: A Space Odyssey [Also Sprach Zarathustra] –composé par Richard Strauss; Die Walküre:Ride of the Valkyries, Tannhäuser: Overture – composé par Richard Wagner; The Unanswered Question – composé par Charles Edward Ives; Peer Gynt/Solveig's Song – composé par Edvard Grieg; Star Wars - Main Title –composé par John Williams; World of Different Dimensions – composé par Jean Sibelius; Prelude to the Afternoon of a Faun – composé par Claude Debussy; Suite Bergamesque, No. 3: Clair de Lune – composé by Claude Debussy.
  Hyperliens
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