Wayne McGregor/Random Dance

 

« Au premier plan, c’est de la danse pure, dÉchaÎnÉe. » (The Independant, Londres)

Les Montréalais auront enfin la chance de découvrir Wayne McGregor / Randon Dance, un autre prodige de la danse londonienne qui fait des vagues bien au-delà de la Tamise. Chorégraphe en résidence au Royal Ballet de Londres, le Britannique multiplie les collaborations – Opéra de Paris, Bolshoï, La Scala, Hollywood – et collectionne les honneurs. Élu « chorégraphe de l’année » par ballettanz en 2009, McGregor se passionne pour les nouvelles technologies ainsi que pour l’intelligence artificielle et ses possibilités chorégraphiques. Ses œuvres intègrent vidéo, art visuel, architecture 3D et, de temps à autre, danseurs virtuels. Pour sa première prestation au Canada, sa compagnie Wayne McGregor /| Random Dance sera à Danse Danse avec Entity, une œuvre maintes fois primée et présentée à guichet fermé dans une quinzaine de pays, notamment en Italie et en France, à l’occasion des biennales de Venise et de Lyon.

Wayne McGregor/Random DanceEntity
Depuis sa création au Sadler’s Wells en avril 2008, Entity a provoqué l’enthousiasme et récolté de belles récompenses : South Bank Show Award, International Movimentos Dance Award, Prix du public (Semaine de la danse à Zagreb), prix ballettanz et prix de l’Institut international de Théâtre. Aussi, pour répondre à une demande sans précédent, la pièce reprenait l’affiche au Sadler’s Wells en juin 2009 pour une série de quatre représentations. 

« Tout est exÉcutÉ À une vitesse folle et avec une puissante motivation, avec fÉrocitÉ mÊme : on a, À tout moment, l’impression qu’ils vont dÉchirer leur peau. […] Entity se rÉvÈle une immense piÈce sauvage et sexuelle (…) » (The Sunday Times, Londres)

Entity compte sur le talent de 10 danseurs engagés à fond et la créativité de ses collaborateurs. Le concepteur Ravi Deepres a créé le fascinant univers multimédia de la pièce; la scénographie est l’œuvre de Patrick Burnier, lauréat du prix Linbury Biennal dans la catégorie « Theatre Design » en 2005 et designer résident du Musée d’ethnographie de Neuchâtel; les magnifiques éclairages sont de Lucy Carter, complice de longue date de McGregor; et, enfin, les deux trames sonores d’Entity, une pour chaque partie, ont été composées par Jon Hopkins (Coldplay et Massive Attack) et Joby Talbot (The Divine Comedy).

« Toutefois, le point central d’Entity se trouve sÛrement dans l’image vidÉo qui ouvre et clÔt le spectacle, celle d’un lÉvrier effilÉ courant et courant sur place. C’est dans l’ÉtrangetÉ et la conception miraculeuses de cette forme en mouvement que McGregor puise son inspiration essentielle. »(The Guardian, Londres)

Source d’inspiration
Dans une entrevue accordée au Financial Times de Londres, McGregor mentionnait avoir eu l’idée de la pièce à la suite d’une lecture sur les dernières avancées en sciences cognitives. Il faut préciser que le chorégraphe s’intéresse depuis déjà plusieurs années aux travaux de Darwin, ainsi qu’aux relations entre le cerveau et le mouvement. Cette curiosité l’a naturellement mené à travailler avec des scientifiques. McGregor est d’ailleurs chercheur associé au département de neurosciences de l’université Cambridge depuis 2003. Les travaux de l’équipe de Cambridge ont, entre autres, débouché sur la création des pièces Ataxia en 2004, Amu en 2005 et Entity en 2008, œuvres qui examinent la nature de l’intelligence kinesthésique. Les détails de cette recherche peuvent être consultés sur le site de la compagnie au www.randomdance.org.

Outre l’aspect théorique du travail de McGregor, ce que l’on retient de ses œuvres – et ce que l’on ressent en les voyant –,« c’est le puissant élan physique de la chorégraphie que l’on retient de la performance de McGregor – le réseau de mailles formées par l’exécution à haute vitesse de cellules chorégraphiques, le jeu entre le lyrique et le névrotique mêlés, la calligraphie d’acier des membres. Peu de chorégraphes exigent autant de leurs danseurs tant sur le plan physique que mental. » (The Observer, Londres)

Wayne McGregor/Random DanceDe son côté, le journaliste du New York Times écrivait : « […] ce vocabulaire incorpore les paradoxes du style physique de monsieur McGregor, soit sa capacité de danser avec précision à des vitesses folles, d’être fluide et saccadé quasi au même moment. S’engageant dans des duos, des solos et des séquences de groupe puis s’en détachant avec une inexorabilité onirique, les danseurs produisent un effet absolument fascinant; un flot continu de mouvements finement détaillés dont les tensions et les juxtapositions physiques génèrent des récits, des émotions, des drames. »

Wayne McGregor
« Je suis pour la fluidité, j’ambitionne de danser en oubliant les arêtes, les os, les saillies. J’aimerais que le public m’imagine sans os. » (Wayne McGregor)

Premier chorégraphe de danse contemporaine à être nommé chorégraphe résident au Royal Ballet, Wayne McGregor est né à Stockport en 1970. Il a étudié la danse au University College Bretton Hall et à l’école de José Limon à New York. En 1992, alors qu’il n’a que 22 ans, il fonde sa compagnie, Random Dance, à Londres. La même année, il est nommé chorégraphe en résidence à The Place.

Deux caractéristiques du travail de McGregor lui permettent éventuellement de se démarquer. Tout d’abord, l’unicité  son vocabulaire, qui tire son origine de son physique particulièrement souple, long et fin, et se traduit par une danse nerveuse et fluide. Puis, sa brillante utilisation des nouvelles technologies. Entre 1997 et 2000, il crée The Millennarium (1997), Sulphur 16 (1998) et Aeon (2000), une trilogie où l’intégration de l’animation, du film numérique, de l’architecture 3D, des sons électroniques et de danseurs virtuels établissait la signature de la compagnie. Dans Sulphur 16, les danseurs sont accompagnés de géants virtuels. Dans Aeon, des paysages numérisés sont projetés sur scène et les danseurs évoluent au sein de ce qui pourrait carrément être une autre dimension.

Dans une entrevue accordée à Événement France, il explique que « l’alliance entre le corps humain – la plus extraordinaire des machines technologiques – et la technologie, permet de démultiplier nos potentiels. […] Le corps peut passer outre les barrières du temps et de l’espace. »

Pour des projets spécifiques, McGregor utilise la technologie afin de modifier les conditions de présentation, ce qui influence forcément la réaction du public. La pièce 53 Bytes (1997), par exemple, fut dansée simultanément par deux troupes et retransmise en direct par satellite au public de chacun des deux pays participants. En 2000, McGregor explore la possibilité de toucher un public planétaire en diffusant son spectacle Trilogy en direct sur Internet.

Wayne McGregor/Random DanceEn 2001, Random Dance était nommée compagnie associée au Sadler’s Wells. À partir de cette date, son répertoire enregistre au moins une nouvelle pièce par année. Intrigué par les dysfonctionnements neurologiques, McGregor crée, en amont du travail du département des études expérimentales de psychologie à Cambridge, AtaXia, une œuvre qui explore les interactions entre le cerveau et le corps. Pour Amu, il associe le travail des spécialistes de la radiographie cardiaque avec la double problématique des fonctions vitales et de la résonance symbolique du cœur humain. Sa plus récente création pour Random Dance est Dyad 1909, créée au Sadler’s Wells dans le cadre du volet In the Spirit of Diaghilev aux côtés de Sidi Larbi Cherkaoui, Russell Maliphant et Javier de Frutos.

En 2006, Wayne McGregor se voit nommé chorégraphe en résidence au Royal Ballet. Cette nomination est exceptionnelle à deux titres : McGregor était le premier chorégraphe à occuper ce poste vacant depuis 16 ans et le premier créateur de danse contemporaine à remplir cette prestigieuse fonction. Pour le Royal Ballet, il a chorégraphié le ballet Chroma (2006) – qui sera repris l'automne 2010 par le Ballet National du Canada – et, plus récemment, Infra (2008) et Limen (2009). Le ballet Infra a été couronné d’un South Bank Award, d’un Benois de la danse et d’un Critics Circle National Dance Award, dans la catégorie « Meilleure chorégraphie classique ».

Parallèlement à ses activités auprès de sa compagnie et du Royal Ballet, McGregor chorégraphie pour des compagnies telles San Francisco Ballet, Stuttgart Ballet, Nederlands Dans Theatre et le Ballet de l’Opéra national de Paris. On peut d’ailleurs le voir travailler avec les danseurs du ballet parisien dans l’excellent documentaire La Danse (2009) de Frederick Wiseman. Au cours de la saison 2010-2011, il collaborera notamment avec le Bolshoï et le New York City Ballet.

Créateur prolifique, McGregor est également sollicité comme metteur en scène au théâtre et à l’opéra pour des institutions comme The National Theatre, The Playhouse Theatre West End, Royal Opera, Chicago Lyric Opera et La Scala. Du côté de la comédie musicale, il chorégraphie et met en scène Kirikou et Karaba (2007) au Casino de Paris. Au cinéma, il règle des séquences de mouvements pour le film Harry Potterand the Goblet of Fire. L’artiste a également créé des installations pour des expositions dans des endroits comme la galerie Saatchi et le Centre Pompidou.

Son travail lui a valu plusieurs récompenses : une bourse décernée par l’organisme Arts Foundation en 1998, deux prix Time Out (2001 et 2003) ainsi que deux Critics Circle Awards dans la catégorie « Choréographie » (2006 et 2007). Enfin, en 2008, le gouvernement britannique le nommait premier Youth Dance Champion.

CrÉdits

Concept et mise en scène Wayne McGregor. Chorégraphie Wayne McGregor en collaboration avec les danseurs. Interprètes Catarina Carvalho, Agnès López Rio, Paolo Mangiola, Daniela Neugebauer, Anna Nowak, Davide Di Pretoro, Antoine Vereecken, Alexander Whitley, Jessica Wright. Répétitrice Odette Hughes. Lumière Lucy Carter. Conception vidéo Ravi Deepres. Scénographie et costumes Patrick Burnier. Directeur technique Christopher Charles. Directeur de production Colin Everitt. Électricien de production Michael Smith. Musique originale 1 Joby Talbot. Musique originale 2 Jon Hopkins. Pour voir des extraits vidéo exclusifs de la répétition de Wayne McGregor de ENTITYwww.randomdance.org

ENTITY est une coproduction de Het Muziektheater, (Amsterdam); Sadler’s Wells, (London); Biennale de la Danse (Lyon); DanceEast (Ipswich) et Swindon Dance / Bath University ICIA / Wyvern (HST) (Swindon/Bath) et supporté par The Linbury Biennial Prize for Stage Design, The Estate of Sir John Drummond, The Quercus Trust, Calouste Gulbenkian Foundation, University of California San Diego and PRSFoundation for new music. Wayne McGregor / Random Dance est soutenue par The Arts Council England et est compagnie résidente au Sadler’s Wells, London et compagnie associée à DanceEast, Suffolk. Wayne McGregor est chorégraphe en résidence The Royal Ballet, Covent Garden.

Information additionnelle – si requis
Conseil d’administration de Wayne McGregor / Random Dance
Dr. Joanne Butterworth - Chair , Sean Egan, Uzma Hameed, Sarah Seddon Jenner, Caroline Miller, Tobias Round. Wayne McGregor / Random Dance Company Directeur artistique Wayne McGregor. Productrice déléguée Rebecca Marshall. Directrice administration Hazel Singleton. Adjointe à la direction Odette Hughes. Directeur technique Christopher Charles. Codirecteur d’apprentissage créatif Jasmine Wilson. Codirecteur d’apprentissage créatif Kerry Nicholls. Directrice des communications Nicola Christie. Responsable du développement Jen McLachlan. R-Research Advisor Dr Philip Barnard. Administratrice de la compagnie Jess Sayers. Contact random@randomdance.org . www.randomdance.org. Représentation nord-Américaine. Cathy Pruzan, North American Artist Representative, 4709 Paradise Drive, Tiburon, CA 94920  USA, 415-789-5051 (p), 415-789-5055 (f), cpruzan@aol.com. www.cathypruzan.com

Photos © Ravi Deepres.

DurÉe 

60 minutes – sans entracte

www.randomdance.org

HAUT