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Hofesh Shechter Hofesh Shechter

 

« Depuis le début de sa carrière [...], Danièle Desnoyers a démontré une profonde connaissance du mouvement pur. Avec Là où je vis [ 2008 ], son style a acquis un aplomb, une maturité qu’il fait plaisir à voir. » (The Gazette)

Danse Danse donne carte blanche à Danièle Desnoyers, fondatrice et directrice artistique de la compagnie Le Carré des Lombes. Pour la chorégraphe montréalaise, il s’agit d’une occasion de refaçonner sa danse. Elle entend ici s’éloigner de l’approche multidisciplinaire caractéristique de ses dernières œuvres, et remettre le corps au cœur de la création. En se concentrant sur l’écriture du mouvement dans l’espace, Danièle Desnoyers se réapproprie la danse comme véhicule essentiel de sa perception du monde. Sa nouvelle création pour six danseurs est l’un des événements attendus de la saison.

lombes« Jamais plat et convenu, le paysage de sa danse accueille vibrations, tumulte et distorsions. Des motifs vivants, des résonances se créent dans un espace de vie, d’appels, de réponses, de relances, de chutes, de reptations. » (Là où je vis, Cahiers de théâtre Jeu au sujet de Là où je vis,)

Danièle Desnoyers
et le Carré des Lombes

Diplômée du Département de danse de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), Danièle Desnoyers étudie la danse classique et moderne ainsi que la musique dès son plus jeune âge. Au cours de ses études à l’UQÀM, elle fait la rencontre déterminante du chorégraphe québécois Jean-Pierre Perreault, avec qui elle travaillera à plusieurs reprises en tant qu’interprète. En 1989, elle fonde sa propre compagnie, Le Carré des Lombes. Au sein de cette nouvelle structure, elle signera une douzaine de créations qui seront diffusées sur de grandes scènes au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Asie.

Subtiles incarnations de mondes intimistes, ses premières créations sont accueillies comme des coups de cœur. Empreinte d’un esprit de liberté, Du souffle de sa tourmente, j’ai vu (1994) entraîne la compagnie dans une première grande série de représentations sur la scène internationale. Avec Discordantia (1997), la chorégraphe noue un premier dialogue avec la musique de la compositrice russe Sofia Gubaidulina, figure importante de la musique contemporaine internationale. Elle amorce ensuite une trilogie centrée sur l’expérimentation sonore et le corps instrument avec la conceptrice du son Nancy Tobin : Concerto grosso pour corps et surface métallique (1999), couronnée du Prix d’auteur du Conseil général de la Seine-Saint-Denis (France) lors des 7es Rencontres chorégraphiques internationales; Bataille (2002) et Duos pour corps et instruments (2003), créées en résidence au Musée d’art contemporain de Montréal. Suit la création de Play It Again! (2005), une rencontre avec un instrument, le piano, et le compositeur québécois Jean-François Laporte.

« Play It Again! […] Retour, donc, de cette gestuelle tout en jambes, sensuelle et sinueuse. Retour, également, de cet humour coquin que la chorégraphe saupoudre avec justesse. […] Un fabuleux moment à vivre juste pour le plaisir. » (La Presse)

Puis, Danièle Desnoyers crée Là où je vis (2008), une œuvre qui intègre la danse, la musique expérimentale et la participation de l’artiste visuel Manon de Pauw, dont les interventions (dessins, découpages etc.) sont projetées sur l’écran en fond de scène. Empreinte de spontanéité, d’instinct et de virtuosité, Là où je vis était présentée en première mondiale à l’ouverture du Festival TransAmériques 2008 à Montréal. La même année, la pièce prenait également l’affiche du festival December Dance à Bruges. Enfin, le répertoire du Carré des Lombes est aujourd’hui transmis dans les principaux établissements de formation professionnelle en danse au Canada.

lombesEn marge de sa compagnie, Danièle Desnoyers participe à différents projets atypiques tel L’Espace dynamique (2001) avec l’architecte Pierre Thibeault. En 2009, elle signe la chorégraphie et la mise en scène de Hozhro, un spectacle multidisciplinaire qui s’appuie sur une œuvre musicale du compositeur québécois Michel Gonneville.

Danièle Desnoyers enseigne régulièrement au Département de danse de l’UQÀM, institution où elle a été professeure invitée de 2000 à 2003. En 2009, elle chorégraphie une œuvre originale pour les finissants de LADMMI, l’école nationale de danse contemporaine à Montréal.

Dès ses débuts, Le Carré des Lombes reçoit le soutien de partenaires importants, dont l’Agora de la danse, le Musée d’art contemporain de Montréal, le Centre national des Arts, le Centre d’Arts Vooruit, les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, le Cultuurcentrum Brugge, le Festival TransAmériques et le Grand Théâtre de la ville de Lorient. Les œuvres de la compagnie ont été présentées dans le cadre de nombreux festivals, dont le Festival international de nouvelle danse de Montréal (FIND), l’International Festival of Contemporary Dance de Munich, les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, le Tanz im August de Berlin, le Body Stroke Festival et le Dance Triennal de Tokyo. La compagnie est membre de Circuit-Est centre chorégraphique, où sont situés ses studios de répétition et ses bureaux.

La création de cette nouvelle chorégraphie est rendue possible, entre autres, grâce au programme Aide aux collaborations de création régionales, nationales et internationales du Conseil des Arts du Canada.  Cette nouvelle création du Carré des Lombes est une coproduction de Danse Danse.

 

CRÉDITS :

Dévorer le ciel (2010)
Chorégraphie : Danièle Desnoyers
Dansé et créé par : Emmanuelle Bourrassa Beaudoin, Karina Champoux, Alan Lake, Bernard Martin, Pierre-Marc Ouellette, Catherine Viau
Interprète substitut : Victoria Diamond
Dramaturge : Guy Cools
Répétitrice : Sophie Corriveau
Environnement scénique  : Marc Parent, Danièle Desnoyers
Éclairages : Marc Parent
Création sonore : Michel-Antoine Castonguay
Musique originale : Fire Ring Clara Furey
Musique : Dark full ride: part 1, Julia Wolfe - Earring, Julia Wolfe - Ashtray, Beast - Pleiade no 7, Urmas Sisask - Nuages gris, Frank Liszt - Die Spirale Symphonie op. 68, Urmas Sisask
Costumes Le Carré des Lombes : Couturière Chantal Bachand
Maquillages : Suzanne Trépanier
Direction de production : Martin Boisjoly
Direction technique et régie d’éclairages : Jean-François Landry
Régie sonore : Michel-Antoine Castonguay
Réalisation des éléments scénographiques : Atelier Sylvain Racine
Entraîneur de Hula Hoop : Rebecca Halls
Photos : Luc Senécal, interprète photo 1 : Emmanuelle Bourassa Beaudoin, interprètes photo 2 : Pierre-Marc Ouellette, Emmanuelle Bourassa Beaudoin et Catherine Viau, interprètes photo 3 : Catherine Viau et Emmanuelle Bourassa Beaudoi

Dévorer le ciel est une production de la compagnie Le Carré des Lombes en coproduction avec Danse Danse.

Le Carré des Lombes reçoit le soutien financier du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts de Montréal et d’Emploi Québec.

www.lecarredeslombes.com

Durée : 60 minutes

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