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Une production du Festival des Arts de Saint-Sauveur
En collaboration avec le Ballet du Théâtre National de Slovaquie

Danse Danse déroule le tapis rouge pour recevoir Kylián le grand. Splendide hommage à ce chorégraphe marquant du XXe siècle, Kylián le grand renaît dans une version enrichie. Créé en 2006, le spectacle propose un programme fascinant, composé d’une nouvelle sélection de solos, duos, trios et ensembles, chorégraphiés majoritairement par Jirí Kylián. Ponctué des meilleurs extraits d’une interview réalisée aux Pays-Bas avec le maître, Kylián le grand s’avère une rencontre privilégiée avec un artiste immense. À ne manquer sous aucun prétexte!

Kylian le grand

Anik Bissonnette, danseuse étoile et directrice artistique du Festival des Arts de Saint-Sauveur, et Mário Radacovsky, directeur du Ballet du Théâtre National de Slovaquie, sont les maîtres d’œuvres de Kylián le grand, un splendide hommage à Jirí Kylián présenté à seulement deux reprises à Saint-Sauveur, à l’été 2006. Jirí Kylián étant, d’une part, le chorégraphe fétiche d’Anik Bissonnette et, d’autre part, un maître et ami pour Mário Radacovský, ex-danseur du Nederlands Dans Theater (NDT), le désir était très fort pour eux deux de reprendre ce fantastique projet. Kylián le grand renaît donc à la scène à l’instigation de Danse Danse.

Le programme a été légèrement modifié. En plus de revoir avec plaisir les duos Petite Mort et Blackbird, le public pourra apprécier Un Ballo et d’autres œuvres de Kylián. À celles-ci s’ajouteront des pièces créées par Mário Radacovský et par des chorégraphes en résidence au NDT. Pour danser toutes ces petites merveilles, Anik Bissonnette, Mário Radacovský et Gioconda Barbuto, ex-danseuse des Grands Ballets Canadiens de Montréal et elle-même passée par le NDT III, seront joints par les danseurs du Ballet du Théâtre National de Slovaquie et des danseurs actuels et d’ex-danseurs du NDT.

Le spectacle intègre la projection d’extraits – absolument lumineux – d’une entrevue avec Jirí Kylián, filmée aux Pays-Bas par une équipe québécoise dirigée par la réalisatrice Sophie Bissonnette. Le film permet d’approcher la pensée du génie et de faire la rencontre d’un homme exceptionnel. De réels moments de grâce.

« Affirmer que Kylián le grand n’est qu’un succès passager, c’est ignorer lamentablement l’impact qu’a eu le spectacle et à quel point il s’est avéré éclairant, éducatif et émouvant pour tous ceux qui l’ont vu. Cet hommage multimédia à Kylián – radieux – a de quoi vous transformer. Tout le monde, même les vacanciers qui ne savaient rien de Kylián au moment d’acheter leurs billets, sont repartis ébahis, émerveillés par l’humilité et l’humanisme de ce génie que de nombreux danseurs considèrent comme un Dieu. » (Dance International, Vancouver)

Jirí Kylián

Jirí Kylián est l’un des plus brillants chorégraphes de sa génération. Homme cosmopolite abhorrant les nationalismes et les drapeaux que l’on brandit, il fut l’un des premiers à jeter des ponts entre les styles, les âges et les traditions. Kylián poursuit une recherche obstinée de ce qu’il nomme « la vérité ». « S’il est facile de mentir avec les mots, a-t-il expliqué, on ne ment pas avec le corps. » À travers un corpus impressionnant de ballets – plus de 90 –, il s’est intéressé au couple, à la guerre, à son pays d’origine ainsi qu’aux cultures japonaise et aborigène. Plus de 80 compagnies disséminées dans le monde ont inscrit ses œuvres à leur répertoire.

« Jirí Kylián est un grand chorégraphe néo-classique. (…) Il allie les danseurs classiques à une écriture chorégraphique qui brille par sa fluidité, sa musicalité. (…) Comme toujours avec Kylián, c’est intelligent, c’est de la pure broderie. L’écriture chorégraphique est extrêmement complexe et en même temps, elle a la simplicité du génie. » (Yorgos Loukos, directeur du Ballet de l’Opéra de Lyon depuis 1991)

Né à Prague en 1947, Jirí Kylián a étudié la danse au Conservatoire de Prague avant de poursuivre sa formation à l’école du Ballet Royal de Londres. En 1968, il se joint au Ballet de Stuttgart, en Allemagne, alors dirigé par John Cranko. En 1973, le NDT de La Haye, aux Pays-Bas, l’invite à chorégraphier pour la compagnie. Il y fait des débuts remarqués avec Viewers, première de dizaines de chorégraphies qu’il créera par la suite pour le NDT. Succès notable, Viewers sera suivi en 1974 par Stoolgame, puis par La Cathédrale engloutie et Return to a Strange Land en 1975.

En 1975, Kylián quitte définitivement le Ballet de Stuttgart et, à seulement 28 ans, il devient codirecteur du NDT, alors l’une des compagnies de danse les plus novatrices au monde. La même année, il chorégraphie Sinfonietta sur la musique de son compatriote Leoš Janá?ek, ballet qui établit sa renommée internationale. À partir de 1980, il préside seul aux destinées du NDT, poste qu’il occupera jusqu’en 1999. Au cours de ces années, Kylián a non seulement fait sa marque comme chorégraphe – 72 ballets pour le NDT et 92 œuvres au total –, mais il a aussi transformé le NDT en un foyer qui accueille les chorégraphes les plus intéressants, tels William Forsythe, Mats Ek, Christopher Bruce et Ohad Naharin, de même qu’en un incubateur pour aspirants chorégraphes.

Son règne à la tête du NDT se signale aussi par l’établissement d’une structure unique en son genre, destinée à refléter « les trois dimensions de la vie d’un artiste ». Ainsi, à la compagnie NDT se sont greffés le NDT II, un ensemble voué aux danseurs âgés de 17 à 22 ans, ainsi que NDT III, une troupe formée d’interprètes de 40 ans et plus. Des créateurs réputés, tels Maurice Béjart, Maguy Marin, Hans van Manen, Nacho Duato, Robert Wilson et Paulo Ribeiro, ont entériné la pertinence de cette initiative en mettant leur talent au service de ces nouvelles entités.

En avril 1995, Jirí Kylián célébrait ses 20 ans à la tête de NDT avec Arcimboldo, une production à grand déploiement mettant à contribution les danseurs des NDT I, II et III.

En août 1999, Jirí Kylián quittait le poste de directeur artistique du NDT; il continue cependant d’y jouer un rôle essentiel en tant que chorégraphe en résidence.

En plus des nombreuses récompenses votées par le public, Jirí Kylián et « sa compagnie » ont reçu quantité de prix internationaux, comme le prix Sir Laurence Olivier (Londres, 2000) et le prix Nijinsky, remporté à Monte-Carlo en 2000 dans trois catégories : chorégraphe, œuvre et compagnie. La même année, Kylian se voyait remettre le prix Herald Archangel pour une production conjointe du NDT I et de l’Orchestre philharmonique tchèque.

Jirí Kylián et ses ballets ont fait l’objet de nombreux films et documentaires. Le plus récent, réalisé par Boris Paval Conen, s’intitule Car-Men. Il s'agit d'une chorégraphie créée exclusivement pour le film, tourné durant l’été 2006 sur le site d’une mine de charbon en République Tchèque. En 2007, Car-Men recevait à Montréal le Grand Prix du 25e Festival International du Film sur l’Art.

Au cours de sa prodigieuse carrière, le chorégraphe a été couronné de titres aussi prestigieux que ceux d’Officier de l’Ordre d’Orange-Nassau et de Chevalier de la Légion d’honneur (France). Jirí Kylián a aussi reçu une médaille d’honneur du président de la République Tchèque, un doctorat honorifique de la Juilliard School à New York et deux Benois de la danse. Lors du Gala de la danse néerlandaise en octobre 2006, Kylián recevait un prix   d’appréciation spéciale » : l’anneau Jirí Kylián.

À être créé en novembre 2008. Comprendra au moins les pièces suivantes signées Jirí Kylián : Petite mort (duo Bissonnette / Radacovsky), Un Ballo (pièce de groupe), Black bird et plusieurs autres de Kylián et/ou de chorégraphes en lien avec le NDT.


Crédits
Kyliàn le grand
Chorégraphes
: Jirí Kylián, Mário Radacovsky et autres
Idée originale : Anik Bissonnette, Mário Radacovsky
Mise en scène : Mário Radacovsky
Danseurs : Anik Bissonnette, Mário Radacovsky, Gioconda Barbuto, etc.
Équipe de scène
Adaptation des éclairages : Martin Saintonge
Équipe vidéo
Réalisation : Sophie Bissonnette
Direction et conception graphique : Denis Dulude
Directeur photo : Maxime B. Théoret
Montage : Denis Dulude
Musique originale : Christian Thomas
Mixage et montage sonore : Michael E. Delaney
Consultant vidéo : Jason Rodi
Studio Redbox : Richard Pichet & Jonathan Laberge
Photographe : Michael Slobodian
Verbatim : Joanne Breton

Remerciements à Richard Blackburn de Shootfilms & Bruno Tardy de Vidéoservice

Photos : David Asch
Montage photos : www.grisgrisdesign.com

Mars 2008

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