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Danse Danse amorce la nouvelle année avec la première nord-américaine de In-I, un spectacle né de la rencontre entre deux artistes au talent et au charisme prodigieux : l’actrice française de réputation internationale Juliette Binoche et le chorégraphe et danseur britannique Akram Khan. Sans doute la création la plus attendue de la saison, In-I réunit ces deux forces de la nature dans un décor conçu par l’artiste visuel et sculpteur mondialement .reconnu Anish Kapoor. Cocréation inédite de Juliette Binoche et d’Akram Khan, In-I est l’occasion inespérée de voir la grande actrice sur scène et d’apprécier de nouveau la danse fulgurante d’Akram Khan. « Acte admirable d’une audace pure » (Financial Times, Londres) créé et interprété avec « l’engagement total des deux artistes » (Sunday Times), In-I sera présenté du 6 au 17 janvier 2009 à la Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau.

In-I 

In-I, c’est d’abord oser. Elle danse pour la première fois sur scène ; il s’adonne exceptionnellement au théâtre. À la découverte de soi et de l’autre, ils tracent de nouvelles routes, de celles qui n’existent pas encore sur leurs cartes respectives. La scénographie d’Anish Kapoor (Prix Turner 1991), les éclairages splendides de Michael Hulls (Russell Maliphant Company, saison Danse Danse 2005-2006) et la musique de Philip Sheppard mettent merveilleusement en relief la dynamique de ce duo unique. In-I était créé à Londres en septembre dernier pour prendre ensuite l’affiche au Teatro Olympico à Rome, à La Monnaie à Bruxelles et au Théâtre de la Ville à Paris. Après les représentations montréalaises, In-I poursuivra sa tournée internationale qui passera notamment par les capitales culturelles que sont Abu Dhabi, Sydney, Tokyo, Séoul et New York.

Juliette Binoche

Juliette Binoche fait ses débuts au théâtre, jouant des auteurs comme Tchekhov ou Pirandello. En 1983, elle entreprend une carrière au cinéma et travaille avec des réalisateurs tels Jean-Luc Godard et Jacques Doillon. En 1985, le film Rendez-vous d’André Téchiné l'impose comme une des actrices les plus prometteuses de sa génération. Récompensée par le prix Romy-Schneider en 1986, elle donne deux ans plus tard la réplique à Daniel Day-Lewis dans L'Insoutenable Légèreté de l'être, premier de nombreux films produits à l’extérieur de la France. Égérie de Léos Carax, elle tourne avec lui les films Mauvais Sang (1986), puis Les Amants du Pont-Neuf (1991), une œuvre qui la mobilisera durant trois ans.

Après deux films en anglais (Fatale, Les Hauts de Hurlevent), Bleu de Kieslowski marque, en 1993, une nouvelle étape dans la carrière de Juliette Binoche, qui voit sa prestation saluée par un César et un Prix d'interprétation au Festival de Venise. Grâce à sa composition d'infirmière dévouée dans The English Patient (Le Patient anglais) de Anthony Minghella, elle décroche en 1997 un Ours d'argent à Berlin et l’Oscar du meilleur second rôle féminin. En quête de personnages forts et d’univers romanesques, elle multiplie les films d’époque, du Hussard sur le toit (1995) à Chocolat (2000), en passant par La Veuve de Saint-Pierre (2000).

Aussi crédible en George Sand (Les Enfants du siècle, 1999) qu’en esthéticienne gouailleuse (Décalage horaire, 2002), Juliette Binoche ne délaisse pas le cinéma d’auteur. Après des retrouvailles avec Téchiné (Alice et Martin, 1998), elle éclaire les œuvres dérangeantes de Michael Haneke - Code inconnu (2000), puis Caché en 2005 -, et d’Abel Ferrara (Mary, 2005). Curieuse et passionnée, elle prend part à des films qui abordent des questions politiques : les crimes de l’apartheid (In My Country, (Country of My Skull), 2003), le sort des réfugiés (Breaking and Entering (Par effraction), 2006), ou le conflit israélo-palestinien (Désengagement, 2007). Si on la retrouve en 2008 à l’affiche de deux films français, Paris de Cédric Klapisch et l’Heure d’été d’Olivier Assayas, sa stature internationale lui permet d’apparaître dans une comédie typiquement américaine (Dan in Real Life) ou de travailler avec des maîtres du cinéma mondial comme Hou Hsiao Hsien (Le Ballon rouge, 2007) et Abbas Kiarostami (Copie conforme, 2007).

Akram Khan

Au printemps 2006, le public de Danse Danse, médusé et conquis, ovationnait le spectacle ma d’Akram Khan. Sa danse extrêmement énergique et spectaculaire - fusion du kathak et de la danse contemporaine occidentale - frappe l’imagination et capte l’esprit du temps. Chef de file de la danse contemporaine britannique et artiste associé au Sadler’s Wells à Londres, Akram Khan est stimulé par le métissage artistique et refuse les étiquettes. Khan multiplie les collaborations avec des artistes issus d’horizons divers, ici, Juliette Binoche, mais aussi le compositeur Steve Reich, le sculpteur Antony Gormley, la ballerine Sylvie Guillem, le chorégraphe et danseur Sidi Larbi Cherkaoui et la chanteuse Kylie Minogue.

Né à Londres en 1974, Akram Khan s’initie au kathak (danse traditionnelle indienne originaire du Bengale) dès la petite enfance. C’est aussi très jeune qu’il monte sur les scènes de théâtre, et fait une apparition remarquée dans The Mahabharata de Peter Brook, présenté en tournée internationale de 1987 à 1989. En 1994, il entre à l’université De Montfort à Leicester et entreprend des études de danse, qu’il poursuivra ensuite au sein du prestigieux X-Group d’Anne Teresa De Keersmaeker à l'École P.A.R.T.S. à Bruxelles.

S’il chorégraphie depuis 1995 - principalement des solos -, c’est en 2000, à Londres, qu’Akram Khan fonde l’Akram Khan Company. La première production de l’organisme, Rush, est accueillie avec ferveur. Il crée ensuite Kaash, succès instantané, puis ma couronnée d’un South Bank Award ; ces deux œuvres lui valent une reconnaissance internationale et entraînent la compagnie en tournée dans le monde entier. En 2005, le duo zero degrees, chorégraphié et interprété avec Sidi Larbi Cherkaoui, s’avère un franc succès international et est couronné du prix australien Helpmann en 2007 pour la Meilleure chorégraphie - ballet/œuvre de danse. En 2006, à la demande de la danseuse étoile Sylvie Guillem, il crée Sacred Monsters, un duo qu’il danse avec elle en tournée mondiale. En 2007, il crée Lost Shadows en collaboration avec l’imposant chorégraphe Lin Hwai-min, une pièce pour le Cloud Gate Dance Theatre de Taïwan. Enfin, au début 2008, il signait bahok, une production d’Akram Khan Company avec le Ballet national de Chine.  

Danse Danse vous convie à un exceptionnel duo de danse-théâtre réunissant la magnifique actrice française Juliette Binoche aux côtés de l’un des danseurs/chorégraphes britanniques les plus en vue actuellement dans le monde.

Durée : 70 minutes

www.akramkhancompany.net


Crédits
In-I

Mise en scène et interprétation :
Juliette Binoche et Akram Khan
Décor :
Anish Kapoor
Éclairages :
Michael Hulls
Musique :
Philip Sheppard

Coproducteurs :
Fondation d’entreprise Hermès
National Theatre, Londres
Théâtre de la Ville, Paris
Grand Théâtre de Luxembourg
Romaeuropa Festival, Rome et Accademia Filarmonica Romana
La Monnaie, Bruxelles
Sydney Opera House, Sydney
Curve, Leicester

Avec le soutien de :
Arts Council England
The Bell Cohen Charitable Foundation
Théâtre de l’Ouest Parisien – Boulogne-Billancourt
CULTURESFRANCE – Ministère des affaires européennes et étrangères

Tournée mondiale soutenue par :
Société Générale
Produit par :
Khan Chaudhry Productions et Jubilations Productions
Géré par :
Akram Khan Company

Juliette Binoche est maquillée par Lancôme Paris et coiffée par L'Oréal Professionnel.

Photos ( en répétition) : Marianne Rosenstiehl . Interprètes Akram Khan et Juliette Binoche

Mars 2008

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