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Belgique

Très prisée des amateurs de danse contemporaine, la compagnie belge Ultima Vez, fondée et dirigée par Wim Vandekeybus, génère, depuis 1987, des spectacles coups de poing, hyper physiques et bouleversants, qui flirtent constamment avec le danger. En cette dixième saison, Danse Danse se réjouit de pouvoir accueillir encore une fois cette troupe dont les œuvres sont toujours empreintes d’une dose vivifiante d’énergie et d’originalité. Ultima Vez sera à Montréal avec Spiegel (Miroir), une œuvre bilan des deux dernières décennies qui offrira, en prime, une rare prestation scénique de Vandekeybus. Comme il s’agit de la septième visite d’Ultima Vez à Montréal — une troisième dans le cadre de Danse Danse —, Spiegel ne manquera pas de raviver des souvenirs.

« Vingt ans de création dans un spectacle magistral de puissance et de vitalité. »
 (Le Soir, Belgique)

 
 

Spiegel
Vingt ans après la création de What the Body Does Not Remember, le tout premier spectacle présenté par Ultima Vez, Wim Vandekeybus compose une soirée reprenant des scènes particulièrement marquantes de son œuvre. Wim Vandekeybus regarde dans le miroir; avec neuf danseurs, il explore tour à tour ses premiers spectacles et ses créations plus récentes, sources d’un nouveau travail sur le mouvement. Jonglant avec des versions initiales ou revisitées de scènes clefs du répertoire de la compagnie, Spiegel propose une rétrospective de l’énergie, du mouvement et des émotions à la base du travail d’Ultima Vez. « J’ai mis l’accent sur le langage que nous avons inventé au fil des ans, précisait Vandekeybus au magazine Le Mad, le langage corporel seulement. Il n’y a aucun texte, contrairement à certains des spectacles précédents. » On y retrouve bien sûr les constantes identitaires de la compagnie — conflit, risque, énergie, instinct, catastrophe imaginaire, attraction-répulsion — au même titre que la musique de ses complices Arno et Ad Cominotto, David Byrne, Thierry de Mey, Pierre Mertens, Marc Ribot et Peter Vermeersch. Spiegel se base sur des extraits de What the Body Does Not Remember (1987) — première création d’Ultima Vez —, d’ Immer Das selbe gelogen (1991), Mountains Made of Barking (1994), Bereft of a Blissful Union (1996), 7 for a Secret Never to Be Told (1997), In Spite of Wishing and Wanting (1999) et Inasmuch as Life Is Borrowed (2000).

« Loin de toutes considérations nostalgiques, le travail se tient, et le vocabulaire chorégraphique nous prend à la gorge. » (De Standaard, Belgique)

Coproduction d’Ultima Vez, de KVS (Théâtre Royal Flamand, Bruxelles), de PACT Zollverein/Choreographisches Zentrum NRW (Essen) et du Théâtre de la Ville à Paris, Spiegel était créée en septembre 2006 au KVS à Bruxelles. La pièce était ensuite offerte en tournée en Belgique, en France, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Au printemps 2007, Spiegel prendra l’affiche en Allemagne, en Autriche et en Espagne.

« À voir de toute urgence par ceux qui auraient oublié que Wim Vandekeybus, c’est la danse à l’état pur, violente, athlétique, épuisante, dans des corps à corps sensuels et guerriers. » (La Libre 2, Belgique)

Wim Vandekeybus et Ultima Vez
Metteur en scène, chorégraphe, comédien et photographe, Wim Vandekeybus fonde sa compagnie Ultima Vez (en espagnol, « la dernière fois ») lors d’un séjour prolongé à Madrid en 1986. En juin 1987 a lieu la première de What the Body Does Not Remember au Toneelschuur à Haarlem, aux Pays-Bas. Avec une énergie et une force débridées, les danseurs bondissent, se projettent dans l’espace et se rattrapent les uns les autres. Des briques sont lancées et menacent de retomber sur les interprètes. Chaque mouvement requiert un minutage extrêmement précis, et les danseurs doivent avoir une confiance absolue en leurs réactions instinctives. Le ton de la nouvelle compagnie est donné.

D’abord reçue avec scepticisme, What the Body Does Not Remember connaît rapidement une percée internationale. L’année suivante, Wim Vandekeybus reçoit à New York le Bessie Award pour « (…) une confrontation brutale de la danse et de la musique : le paysage dangereux et combatif de What the Body Does Not Remember ». La chorégraphie est portée par la musique de Thierry de Mey et de Peter Vermeersch, qui resteront jusqu’à ce jour des collaborateurs réguliers de Vandekeybus. La musique, souvent interprétée en direct, constitue d’ailleurs une part essentielle des spectacles d’Ultima Vez.

 
 

Depuis What the Body Does Not Remember, Wim Vandekeybus a créé une vingtaine de spectacles, avec des distributions internationales changeantes, et presque autant de vidéos et de films. Parmi ceux-ci, mentionnons Les Porteuses de mauvaises nouvelles (1989), présenté au Festival international de nouvelle danse de Montréal (FIND); Immer Das Selbe gelogen, également à l’affiche du FIND; Her Body Doesn’t Fit Her Soul (1993) — une première collaboration avec des comédiens/danseurs aveugles; Mountains Made of Barking, basé sur un film tourné par Vandekeybus au Maroc et présenté à Montréal dans le cadre de Danses en saison; Bereft of a Blissful Union; 7 for a Secret Never to Be Told; In Spite of Wishing and Wanting, offert à Danse Danse en 2000; et Inasmuch as Life Is Borrowed.

En 2002, la création de Blush (œuvre présentée à Danse Danse en 2004) marque le début d’une nouvelle collaboration entre Ultima Vez, le KVS (Théâtre Royal Flamand) et l’écrivain flamand Peter Verhelst. La collaboration avec Peter Verhelst se poursuit dans Sonic Boom (2003), une coproduction d’Ultima Vez et du Toneelgroep Amsterdam. Sur scène, Vandekeybus confronte trois acteurs émérites de cette compagnie de répertoire des Pays-Bas et huit interprètes de sa propre compagnie. Sonic Boom est alors sélectionnée pour le Festival de Théâtre Flandres – Pays-Bas en 2003.

Toujours en 2002, un atelier avec des jeunes au cours du festival de littérature bruxellois Het Groot Beschrijf est le point de départ d’une série de projets pour des jeunes, dirigés par Wim Vandekeybus. Bericht aan de Bevolking / Avis à la Population (2002) est suivie par
Viva ! (2004), Rent a Kid, no Bullshit (2005) et Bêt noir (2006), cette dernière étant basée sur l’adaptation du mythe d’Œdipe écrit en 1999 par l’auteur dramatique flamand Jan Decorte.

La création la plus récente d’Ultima Vez, intitulée PUUR et mettant en scène 13 danseurs/acteurs, dont l’acteur flamand Tone Brulin, fut créée dans le cadre du Singapore Arts Festival, en mai 2005, et programmée au Festival d’Avignon la même année.

Enfin, Wim Vandekeybus a aussi créé le solo it pour Sidi Larbi Cherkaoui, interprète et chorégraphe qui avait conçu le remarquable spectacle Foi pour les Ballets C. de la B., présenté à Danse Danse en 2003. Vandekeybus a aussi invité à chorégraphier pour la Compañia Nacional de Danza à Madrid, dirigée par Nacho Duato. La première de Quiebro a eu lieu à Madrid en novembre 2006.

Durée : 75 minutes sans entracte

www.ultimavez.com

Crédits
Direction, chorégraphie, scénographie : Wim Vandekeybus
Interprètes : Laura Arís, Elena Fokina, Robert M. Hayden, Germán Jauregui Allue, Jorge Jauregui Allue, Thi-Mai Nguyen, Ulrike Reinbott, Manuel Ronda, Helder Seabra
Assistant au metteur en scène : Greet Van Poeck
Assistants pour les mouvements : Iñaki Azpillaga, Rasmus Ölme
Styliste : Isabelle Lhoas, aidé de Frédéric Denis
Conception des éclairages : Wim Vandekeybus
Conception et supervision sonore : Benjamin Dandoy
Assistant à la scénographie et directeur de plateau : Daniel Huard
Production : Ultima Vez
Coproduction : KVS (Brussels), PACT Zollverein/Choreographisches Zentrum NRW (Essen), Théâtre de la Ville (Paris)

Photo 1 Wim Vandekeybus, photos 2 et 3 Jean-Pierre Stoop

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