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Chorégraphe | Jean-Claude Gallotta

« On retrouve le langage gallottien tel qu’en lui-même. Ses sauts vifs, ses changements de directions très “mouche qui pique”, ses suspensions au bord du vide et hop, pirouette ! Comme dans la vie, on se pince les joues, on se claque les fesses, on s’enlace et on fait des erreurs d’aiguillage. » (Le Monde, France)



Danse Danse accueille avec enthousiasme le chorégraphe français Jean-Claude Gallotta. Après d’immenses succès (Mammame, Docteur Labus, Les Mystères de Subal) suivis de plusieurs années d’absence, « Jean-Claude Gallotta se pose à nouveau comme un chorégraphe de tout premier plan ». (Figaroscope, Paris). Témoin de ce retour en force, le spectacle Trois Générations : « rien que du bonheur de danser en trois épisodes ». (Danser, France)

Heureuse idée en effet que ces trois générations qui exécutent tour à tour la même chorégraphie. Au total, vingt-quatre danseurs, soit un groupe d’enfants entre dix et quatorze ans, les huit danseurs de la compagnie dirigée par Gallotta et huit interprètes plus âgés, se glissent dans les pas des uns et des autres, répétant des gestes identiques avec leur éloquence propre. En prélude à chaque volet, le chorégraphe nous régale avec un extrait sur grand écran du chef-d’œuvre de Vittorio de Sica, Miracle à Milan.

« Nous étions entrés dans la parabole, dans une fable contemporaine dansée. Dans la petite fabrique d’humanité qu’est parfois un théâtre. » (Télérama, France)

Les trois générations sont ici incarnées par les petits du Groupe Grenade, dirigé par Josette Baïz, les professionnels du Groupe Émile Dubois, la troupe de Gallotta, et enfin les cinquante-soixante ans du Groupe Mézall, des professeurs de danse et d’anciens professionnels placés sous la coupe de Darrel Davis. Pour la dramaturgie du spectacle, le chorégraphe a fait appel à l’auteur dramatique, scénariste et romancier Claude-Henri Buffard, avec qui il travaille depuis 1998. La trame musicale est l’œuvre du groupe Strigall, basé à Grenoble et collaborateur régulier de Gallotta.

Dans sa note d’intention pour Trois Générations, le chorégraphe dit avoir eu « l’idée de voir pousser la danse dans la serre même du jardin-théâtre ». Il s’est demandé :« Quels sont les points communs ou les vraies différences du revoir dans le spectacle vivant ? À quel moment et où se passe la transformation-déformation dans la répétitivité et l’incarnation juxtaposées ? Quel est l’âge de la danse ? » Du point de vue du dramaturge Claude-Henri Buffard, il s’agissait, entre autres, de « dénicher, à l’aide d’autres corps que ceux que la norme approuve, la substance du geste, ce qui perdure en lui quand les corps qui le produisent ne sont pas les mêmes; ce qu’il devient en passant d’un corps élastique à un corps fatigué, d’un corps usé à un corps neuf, d’un corps fait pour ça à un corps qui ne s’y attendait pas; ce que la fatigue lui ajoute ou lui retire, ce que la technique nous en cache ou nous en révèle ».

À l’initiative de Danse Danse et de La danse sur les routes du Québec, l’œuvre Trois Générations sera également présentée au public de Québec.

Jean-Claude Gallotta
Natif de Grenoble, Jean-Claude Gallotta s’est d’abord fait connaître comme fondateur du Groupe Émile Dubois, une troupe formée de danseurs, de comédiens, de musiciens et de plasticiens qui présente des spectacles conçus pour des lieux spécifiques. En 1980, soit un an après sa fondation, le Groupe Émile Dubois emménage à la Maison de la culture de Grenoble et se rebaptise Centre Chorégraphique National de Grenoble – Groupe Émile Dubois. Depuis, Jean-Claude Gallotta a créé plus d’une vingtaine de spectacles, parmi lesquels on retrouve Mammame (version 1987), Docteur Labus (1988) et Les Mystères de Subal (1990), tous trois présentés dans le cadre du Festival international de nouvelle danse de Montréal. Parmi les plus récentes productions, mentionnons 99 duos, chorégraphie créée en 2002 au Théâtre National de Chaillot. Plusieurs des œuvres de Gallotta figurent aujourd’hui au répertoire de l’Opéra de Paris, de l’Opéra du Rhin, du théâtre San Martín de Buenos Aires, et des Ballets du Nord et de Lorraine.

Entre 1986 et 1990, Jean-Claude Gallotta assure la direction de la Maison de la culture de Grenoble, qu’il renommera Le Cargo, devenant ainsi le premier chorégraphe nommé à la tête d’une scène nationale. Gallotta a par ailleurs établi une relation soutenue avec le Japon. De 1997 à 2000, il y a géré le Département de danse du nouvel ensemble culturel de Shizuoka, où il a formé et dirigé une compagnie de huit interprètes.

Avril 2005

www.gallotta-danse.com

Photos | Guy Delahaye

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