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Chorégraphe | Akram Kham

« L’austérité somptueuse de ma, sa paradoxale façon d’accélérer le rythme cardiaque pour ensuite calmer le jeu jusqu’à la contemplation ont fait mouche. » (Le Monde, France)

« La présence scénique de Khan est électrisante. (...) Ses bras sculptent l’espace autour de lui avec une grâce fluide, calligraphique. » (The Sunday Telegraph, Grande-Bretagne)

« L’œuvre allie théâtre et danse, accorde le mridangam (tambour de l’Asie du Sud) au violoncelle, combine la voix du chanteur pakistanais Faheem Mazhar aux sons électroniques de l’ensemble de musique contemporaine bruxellois Ictus, mais plus encore, il donne à une tradition indienne de plus de 500 ans une dégaine actuelle. » (The Asian Wall Street Journal, Singapour)



Danse Danse accueille en primeur canadienne la Akram Khan Company. Prodige de la nouvelle génération de chorégraphes et danseur d’exception, Akram Khan vient présenter ma, une superbe production où il partage la scène avec six danseurs, une violoncelliste, un percussionniste (mridanga) et le chanteur Faheem Mazhar, dont les « accents donnent la chair de poule ». (Libération, France.) Pour la création du spectacle le plus ambitieux de sa jeune compagnie, Khan a fait appel à des artistes de Finlande, d’Italie, du Pakistan, de Slovaquie, d’Afrique du Sud et d’Espagne. Fusion des cultures, des genres et des époques, ma remportait en 2004 le South Bank Show Award à Londres.

Créée à Singapour en 2004 et diffusée depuis partout en Europe, en Australie, en Scandinavie et en Afrique du Sud, la chorégraphie ma est librement inspirée des écrits d’Arundhati Roy sur l’éviction des fermiers en Inde et d’un conte sur la maternité, et intègre aussi la narration d’un texte du romancier et scénariste Hanif Kureishi (My Beautiful Laundrette de Stephen Fears, Intimacy de Patrice Chéreau). « Il en résulte une pièce où le mouvement, la musique et le théâtre (...) forment un tout à la fois puissant, fantasque, éthéré et terrien, hypnotique et captivant, mis en valeur par des éclairages sculpturaux. » (The Business Times, Singapour)

Akram Khan
Prodige de la nouvelle génération de chorégraphes, le Britannique d’origine bengali Akram Khan défie toute catégorisation. Nourri autant par ses racines sud-asiatiques que par l’art occidental et le cosmopolitisme urbain, son travail se caractérise, selon le magazine Asian Art, par « l’alternance entre sexualité brute, lyrisme, fluidité organique, impétuosité et une formidable énergie ».

Formé en danse contemporaine et en kathak, « ...une danse indo-persane ancienne, alliant des pirouettes très rapides et des poses de statues indiennes, la mythologie et la musique hindoustani » (Le Devoir), Akram Khan s’est d’abord imposé comme soliste. Adolescent, il se produit en tournée aux quatre coins du monde avec Pandit Ravi Shankar dans The Jungle Book ainsi que dans le Mahabharata monté par Peter Brook. Au terme de ses études à la Northern School of Contemporary Dance, il travaille avec Jonathan Burrows avant de gagner une place très convoitée au sein du X-Group de P.A.R.T.S., l’école d’Anne Teresa De Keersmaeker à Bruxelles. Ce passage à la fameuse institution belge constitue un point tournant dans sa carrière. C’est là qu’il crée Loose in Flight, solo qui attire l’attention des producteurs anglais et internationaux, et Rush (juillet 2000), sa première pièce de groupe et celle qui le lancera réellement en tant que chorégraphe.

« Par son souci de faire travailler les corps sous toutes les coutures (danser la tête en bas, devant-derrière, en ralentis-accélérés, etc.), Akram Khan rejoint celles et ceux qui placent le langage du corps (...) au centre de leurs préoccupations. » (Libération, France)

« Il existe un véritable phénomène en danse, et son nom est Akram Khan. (...) Il possède des qualités extraordinairement opposées; il est classique et moderne, charnel et mystique, sensuel et viril, fluide et musculeux et il épouse tous ces antagonismes avec naturel, sans tension aucune. » (London Evening Standard, Grande-Bretagne)

En 1999, à Londres, il fondait la Akram Khan Company avec Farooq Chaudhry, aujourd’hui producteur de la compagnie. Au sein de celle-ci, il a créé Polaroid Feet et Ronin, deux solos de kathak, Related Rocks, en collaboration avec la London Sinfonietta, et Kaash, spectacle créé avec le sculpteur Anish Kapoor et le musicien Nitin Sawnhey. Il s’agit de la deuxième visite de cet artiste à Montréal, Akram Khan étant venu présenter son programme de solos Sounds of Archery au Musée d’art contemporain du Québec en 2003 à l’occasion de l’événement Vooruit.

Lauréat de plusieurs prix et chorégraphe en résidence au South Bank Centre, Akram Khan est aujourd’hui le premier « artiste associé » du fameux centre à ne pas être musicien. L’université De Montfort lui remettait, en juillet 2004, un doctorat honorifique en arts pour sa contribution exceptionnelle à la communauté artistique de Grande-Bretagne.

Avril 2005

Photos | Giannina Urmeneta Ottiker (ma), SPH - The Straits Times (ma), Colin Hattersley (ma) | Amyandtanveer (Akram Khan)

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